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L'Etat veut faire de la commande publique un « tremplin » pour la jeunesse et les PME

L'Etat veut faire de la commande publique un « tremplin » pour la jeunesse et les PME

DJIBOUTI, 21 octobre 2026 (#ADI) – Le gouvernement djiboutien entend « aller plus loin, et plus vite » dans la réforme des marchés publics, avec davantage de transparence, de numérique et de place pour les petites entreprises. Il l'a annoncé à l'ouverture du Colloque national sur la commande publique, mercredi. Devant le secrétaire général du Gouvernement, les ministres, le gouverneur de la Banque centrale, le président de la Chambre de commerce et des représentants du secteur privé, des banques et de la société civile, le Premier ministre par intérim, Ali Hassan Bahdon, a rappelé le poids de l'Etat dans l'économie. « L'Etat n'est pas un acteur économique parmi d'autres : il est l'un des tout premiers. Il investit, il construit, il équipe, il achète », a-t-il déclaré.La commande publique « n'est pas une simple procédure administrative », a-t-il insisté. Elle est « un levier de développement », capable de former des compétences et de structurer des filières. Dans un contexte de ressources contraintes, « nous n'avons pas le droit au gaspillage », a-t-il ajouté : un marché mal planifié retarde les services aux citoyens, un marché peu concurrentiel coûte plus cher à l'Etat, un marché opaque entame la confiance.Des résultats chiffrésM. Ali Hassan Bahdon a mis en avant plusieurs avancées. Le cadre réglementaire a été renforcé. Le Comité de règlement des différends est opérationnel. Une attestation générale garantit la régularité fiscale et sociale des soumissionnaires. Le délai moyen d'adjudication est passé de 35 jours en 2021 à 26 jours en 2023. En 2024, plus de 71 % des marchés publics ont été attribués à des entreprises djiboutiennes.Ces résultats sont « encourageants », mais insuffisants, a-t-il estimé. La Stratégie nationale de la commande publique à l'horizon 2030, inscrite dans la Vision Djibouti 2035, doit selon lui produire une commande « performante et ouverte ».La jeunesse et les PME au centre« La jeunesse djiboutienne doit trouver toute sa place dans l'économie de son pays », a affirmé le Premier ministre par intérim. Les mesures annoncées sont l'allotissement des marchés, des exigences adaptées aux petites structures, l'accompagnement des primo-soumissionnaires et la réduction des délais de paiement. Elles visent à faire de la commande publique « un véritable tremplin pour l'entrepreneuriat national ».Un projet de décret sur les garanties bancaires, que le gouvernement doit examiner prochainement, fixera des règles qu'il a dites « claires, prévisibles et équitables ». Il doit protéger les deniers publics tout en assurant à toutes les entreprises un accès loyal aux marchés de l'Etat.Transparence et redevabilitéLes autorités promettent de généraliser la dématérialisation des procédures. Elles prévoient aussi un Bulletin officiel d'annonce des marchés publics et un portail de données ouvertes. Les achats réalisés sous les seuils de passation feront l'objet d'un suivi, et un compte rendu annuel de l'usage des ressources publiques sera publié. « Il n'y a pas de développement sans confiance, et pas de confiance sans transparence », a plaidé M. Ali Hassan Bahdon.S'adressant au secteur privé, il a déclaré que l'Etat est « non seulement votre client, mais votre partenaire », attendant en retour qualité, respect des délais et intégrité. Il s'est engagé à offrir des règles stables, une concurrence loyale et des paiements dans les délais.Le gouvernement attend du colloque des « propositions concrètes » qu'il s'engage à examiner et à traduire en décisions. « La commande publique est le miroir de l'Etat », a conclu le Premier ministre par intérim, avant de déclarer les travaux ouverts.Notons enfin que l'événement est organisé par le Secrétariat général du Gouvernement, qui préside la Commission nationale des marchés publics (CNMP).

المصدر: وكالة الأنباء الجيبوتية