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Forum national sur la biodiversité marine et terrestre I Le Cndrs veut passer à l’action

Forum national sur la biodiversité marine et terrestre I Le Cndrs veut passer à l’action

Le Forum national sur la biodiversité marine et terrestre des Comores se tient actuellement, du 20 au 22 octobre, au Centre national de documentation et de recherche scientifique (Cndrs), en présence du ministre de l’Education nationale et de la Recherche scientifique, Bacari Mvoulana, du directeur général de cette institution publique, Toiwilou Mzé Hamadi, du secrétaire général du gouverneur de Ngazidja, Moundhir Fathi, et de l’ambassadeur de France à Moroni, Etienne Chapron. Plusieurs chercheurs et partenaires associés étaient également représentés à la cérémonie. Organisée par le Cndrs et la Faculté des sciences et techniques (Fst), en collaboration, notamment, avec le ministère de l’Education nationale, cette rencontre porte sur les «connaissances, la résilience et la gouvernance durable pour les générations futures». Lors de la cérémonie inaugurale, mardi, les intervenants ont insisté sur la nécessité de «renforcer la recherche, afin de mieux protéger les écosystèmes comoriens». Prenant la parole en premier, le directeur général du Cndrs, Toiwilou Mzé, après avoir souhaité la bienvenue aux participants, a rappelé que la biodiversité ne constituait pas seulement une question environnementale, mais concernait, également, la sécurité alimentaire, la résilience face au changement climatique, l’économie, la Culture et le tourisme : «nous ne voulons pas seulement parler de biodiversité. Nous voulons mieux la connaître pour mieux la protéger et mieux la transmettre», a-t-il déclaré, expliquant que pour atteindre cet objectif, le Cndrs allait renforcer les programmes de recherche marine et terrestre, soutenir la formation des jeunes chercheurs et développer les collaborations scientifiques avec notamment la mise en place d’une base nationale de données sur la biodiversité qui figure parmi les priorités évoquées. Le responsable a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’associer les communautés aux politiques de conservation : «les pêcheurs, les agriculteurs, les femmes, les jeunes et les détenteurs de savoirs traditionnels doivent prendre part à la protection des ressources naturelles», a-t-il plaidé. Le doyen de la Faculté des sciences, Ahmed Ouledi, a, ensuite, souligné l’importance de la recherche scientifique pour mieux comprendre les écosystèmes de l’archipel. Pour lui, le forum constitue, également, une importante occasion de «partager les connaissances et de renforcer la coopération entre chercheurs, institutions et communautés face aux défis environnementaux». Pour sa part, l’ambassadeur de France aux Comores, Étienne Chapron, a soutenu que la biodiversité concerne directement les populations et leurs activités quotidiennes, évoquant notamment les forêts, les récifs coralliens et les mangroves, mais aussi la pêche, l’agriculture, les ressources en eau et la protection des côtes : «La connaissance est essentielle pour agir». Pour lui, la recherche doit permettre de «mieux comprendre» l’évolution des écosystèmes, d’identifier les espèces et les habitats vulnérables pour pouvoir produire des données fiables. Enfin, il a renouvelé le «soutien de son pays à la recherche et à la coopération scientifique avec les Comores, insistant sur l’importance d’associer les populations locales, aux actions de préservation. Traduire les recommandations attendues en actions Dernier intervenant, le ministre de la Recherche scientifique, Bacari Mvoulana, a, officiellement, lancé les travaux. Il a présenté la biodiversité comorienne comme un patrimoine naturel et culturel, mais aussi comme un enjeu scientifique, éducatif et économique : «notre première responsabilité est de mieux connaître notre biodiversité pour mieux la protéger, mieux la transmettre et mieux la valoriser» a-t-il déclaré, appelant, notamment, à «renforcer la production de données scientifiques, mais également les publications et les collaborations avec les partenaires internationaux». Insistant sur le rôle du Cndrs dans la recherche, la conservation et la diffusion des connaissances, Bacari Mvoulana estime que les résultats des recherches scientifiques doivent être «mieux intégrés à l’éducation environnementale et contribuer à la valorisation du patrimoine comorien et que le développement d’un tourisme scientifique, culturel et écologique peut, lui aussi, ouvrir des perspectives économiques et favoriser ainsi, la création d’emplois». Les travaux doivent permettre de formuler des recommandations à l’issue du forum, afin de renforcer la recherche sur les milieux marins et terrestres, actualiser les données disponibles, former les jeunes chercheurs et développer l’éducation à la biodiversité. Pour les chercheurs, les institutions publiques et les communautés attachées à la protection durable du patrimoine naturel comorien, l’enjeu du forum doit être, désormais, de traduire ces recommandations en actions concrètes.

المصدر: الوطن