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Cop17 sur la biodiversité en Arménie I Deux semaines d’échanges et de proclamation de mesures

Cop17 sur la biodiversité en Arménie I Deux semaines d’échanges et de proclamation de mesures

La 17ᵉ Conférence des Parties à la Convention (COP 17) sur la diversité biologique s'est tenue du 24 au 30 à Erevan, en Arménie. À travers cette assemblée, le monde est appelé à agir pour la nature, surtout après le premier bilan mondial effectué lors de la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, adopté au Canada le 19 décembre 2022 afin d’accélérer les actions visant à atteindre les objectifs fixés pour 2030. «Les principaux enjeux portaient ainsi sur l’évaluation globale de la mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique (CDB) et de ses protocoles à travers l’analyse des rapports nationaux, tout en s’attachant à réviser certains articles afin de les amender de manière juste et équitable», a indiqué le secrétaire général du ministère comorien de l’Environnement. Abdourahmane Ali M’roipvili a rapporté que «dans le cadre de la coordination assurée par le groupe Afrique, la délégation des Comores a défendu les intérêts des petits États insulaires en développement (PEID) en insistant sur la vulnérabilité territoriale et écosystémique face aux chocs climatiques, la nécessité d’un accès simplifié à des financements internationaux d’urgence adaptés aux réalités insulaires, ainsi que sur le renforcement des capacités à tous les niveaux». Abdourahmane Ali M’roipvili a fait savoir qu’à travers cette COP, il a été vigoureusement rappelé que les nations industrialisées doivent honorer leurs engagements financiers. «Pour les pays insulaires, l’argument central a été le suivant : en dépit d’une contribution quasi nulle aux causes de la crise de la biodiversité, les petits États insulaires en développement en subissent les impacts en première ligne. Des voix fortes ont ainsi exigé des mécanismes de financement d’urgence pour protéger les océans et renforcer la résilience des zones côtières», a-t-il expliqué. Le secrétaire général du ministère de l’Environnement a tenu à rappeler qu’il est essentiel d’adopter une approche inclusive et ancrée dans le quotidien, notamment par la cogestion des ressources avec les communautés locales et les peuples autochtones. «L’autonomisation de la jeunesse devrait être primordiale, notamment à travers l’entrepreneuriat vert et l’éducation, l’implication du genre à tous les niveaux, ainsi qu’une sensibilisation reliant la protection de la nature aux enjeux vitaux tels que la sécurité alimentaire et la prévention des risques face aux changements climatiques», a-t-il ajouté.

المصدر: الوطن