Visite de l’Artoi à El-Maarouf I La présidente salue un «pas de géant pour la santé aux Comores»
Pour la dernière journée de sa mission à Moroni, la délégation de l’Association des radios et télévisions de l’Océan indien (Artoi) a effectué une visite au Centre hospitalier universitaire (Chu El-Maarouf), le samedi 10 octobre en début de journée. Avec des travaux quasi-finis et des équipements en cours d’installation et de déploiement, la présidente de l’Artoi et directrice régionale de Réunion La 1ère a exprimé la surprise qu’elle a eue quant à l’avancement de ce projet. «Il y a quelques années de cela, en tant que journaliste, j’avais vu des images de l’hôpital El-Maarouf où l’on avait l’impression que tout était à faire en matière de qualité de l’offre de soins. Aujourd’hui, c’est un pas de géant qui a été franchi. La structure, l’architecture, tout cela est impressionnant», a-t-elle expliqué. Valérie Filain a souligné l’importance de cet équipement pour le pays, tant dans la perspective de l’accueil de grands événements comme les Jeux des îles, où la prise en charge des sportifs est requise, que pour le quotidien de la population comorienne. «Nous voyons les nombreux blocs opératoires. Reste désormais à y voir les hommes et les femmes qui vont y travailler et comment seront accueillis les patients», a conclu la présidente de l’Artoi qui a également salué les efforts fournis afin de garantir l’accès à l’énergie, à l’eau, «des éléments vitaux et essentiels quand on veut soigner un pays». Cette visite en présence du directeur de l’Ortc, Hablani Assoumani, a été guidée par le maître d’ouvrage, le coordonnateur Moussa Dada, qui a mis l’accent sur la grande différence entre le Chn et le Chu El-Maarouf. «Comme vous voyez, avec ce nouveau bâtiment, on passe de Centre hospitalier national (Chn) à un Centre hospitalier universitaire (Chu). On passe également de 18 à 33 services spécialisés. On a un bâtiment en R+5 où on prévoit d’abriter à terme 600 lits. L’ouverture se fera progressivement: 160 lits au démarrage, puis 300 lits (avec l’aménagement jusqu’au 4ᵉ étage), pour atteindre l’objectif final de 600 lits au 3ᵉ étage et dans l’ensemble de la structure», a-t-il expliqué. Et de préciser que la gestion du Chu sera confiée à des experts extérieurs, qui viendront «accompagner les équipes locales et assurer un transfert progressif de compétences avant de confier la pleine gestion à la partie comorienne». Des unités spécialisées (notamment en cardiologie) viendront sur place pour former le personnel comorien et combler les spécialités manquantes. L’hôpital disposera, selon le maître d’ouvrage, d’une centrale photovoltaïque garantissant son indépendance énergétique. Côté hydraulique, un forage spécifique est en cours pour alimenter directement le réseau depuis Dzahani la Tsidje. Par rapport à l’entretien de l’hôpital, Moussa Dada a confié qu’avec un premier niveau de 150 lits, «900 personnes sont prévues contre 1300 personnes pour 300 lits et 2250 avec 600 lits». Les coûts du Chu ont été estimés à 33 milliards de francs comoriens pour l’infrastructure et 23 millions pour les équipements
المصدر: الوطن