Le premier "Beach Festival" referme le rideau sur trois soirées de musique en bord de mer
DJIBOUTI, 8 nov 2026 (#ADI) – La première édition du Djibouti Beach Festival (DBF) s'est achevée samedi soir sur la plage du Héron, après trois soirées qui ont attiré un public jeune et nombreux. Lors de la dernière soirée, la foule a chanté et dansé au rythme de tubes internationaux et de créations locales. Sur scène, la chanteuse Wafa et son groupe ont été remarqués, tout comme Sharmarke et ses danseurs, qui évoluaient en costumes traditionnels sur des rythmes contemporains, dont des titres de Beyoncé et de Sharma Boy. Les danses traditionnelles arabe, afar et somali ont été particulièrement applaudies.Le public a également vu revenir sur scène Saad Coolio et Racine J, figures de la musique djiboutienne d'il y a vingt-cinq ans, dont le parcours a été salué par une jeunesse qui leur reconnaît désormais une place dans l'histoire musicale du pays. Le rappeur Waydara Boy, présenté comme l'une des dernières révélations de la scène nationale, s'est produit aux côtés d'artistes confirmés, dont Fafy, Yahya, Ikhran, Harbouy, Houssein Hayle et Abayazid Ali.La programmation comptait aussi des artistes de la diaspora djiboutienne, dont Danka Boy et Arido, ainsi qu'une invitée, l'éthiopienne Haymanot.Arido a rendu hommage à Nasser Abdallah en interprétant son titre « Yinti Yinti », repris par de nombreux artistes, un moment décrit comme le plus émouvant du festival.Hors de la scène, le site s'est transformé en espace familial pendant trois jours. Les enfants y ont trouvé des jeux et des activités sur le sable, tandis que les parents pouvaient visiter stands, expositions et espaces consacrés à l'artisanat et à l'entrepreneuriat.Sur le plan de l'organisation, l'événement s'est déroulé sans incident. Quelques coupures d'électricité survenues lors de la deuxième soirée ont été rapidement réparées par les équipes techniques. Bénévoles, pompiers, équipes de sécurité, partenaires et sponsors ont également contribué à l'événement, couvert notamment par l'Agence djiboutienne d'information (ADI), la RTD ainsi que par Pixel Nomad, Geeska TV et In'Prod.A la fin des concerts, de nombreux spectateurs réclamaient encore de la musique et reprenaient en chœur les refrains. Cet engouement traduit, selon les observateurs, un besoin d'espaces de loisirs, de création et de rencontre pour la jeunesse.Mêlant sport, loisirs, tourisme, culture et économie créative, le DBF a montré qu'un événement populaire pouvait servir à la fois de vitrine aux talents locaux, de promotion de la destination Djibouti et de point de ralliement pour la jeunesse.
المصدر: وكالة الأنباء الجيبوتية