Dépôt des hydrocarbures de Hoani I Le chantier sera «bientôt relancé»
Le ministre de l’Énergie et des hydrocarbures, docteur Aboubacar Saïd Anli, a visité le vendredi 9 octobre, le dépôt des hydrocarbures de Hoani, à Mwali. L’objectif est, selon lui, de voir de plus près l’état actuel de cette infrastructure en vue d’exposer un rapport détaillé auprès du gouvernement dans l’espoir de voir les travaux de ce chantier reprendre prochainement. «L’Etat a décidé d’augmenter les capacités d’accueil des hydrocarbures dans l’ensemble du pays puisqu’il nous faut du ravitaillement continue tous les quarante-cinquièmes jours selon nos stocks disponibles actuels. Or, souvent notre chaîne d’approvisionnement se trouve perturbée suite à plusieurs facteurs qui ne dépendent pas de nous», a fait savoir le ministre premier accompagné de la notabilité de la commune de Mwambasa qui l’a accueilli chaleureusement à cette occasion. Aboubacar Said Anli a rassuré les différentes personnalités sur ce lieu que les travaux les plus importants avaient déjà été réalisés et que seules quelques mises à niveau restaient à effectuer. Il a toutefois reconnu que l’alimentation du site en eau constituait l’un des principaux défis encore à relever. Il espère que le projet d’adduction d’eau actuellement en cours dans la zone permettra de résoudre cette difficulté. «Premièrement, on va devoir remplir les citernes de l’eau afin de s’assurer qu’il n’y a aucune fuite avant de procéder à quelques travaux techniques restants», a-t-il expliqué. D’une capacité totale de stockage de 4 500 m³, le dépôt de Hoani comprend cinq citernes, dont quatre destinées aux hydrocarbures.Une première de 2 000 m³ destinée au gasoil, une deuxième de 1 000 m³ prévue pour l’essence et une troisième de 1 000 m³ qui sera pour le pétrole et enfin une dernière petite citerne de 500 m³ de jet A1, réservée au carburant des avions. La cinquième citerne est conçue pour stocker de l’eau. Selon le directeur régional de la société comorienne des hydrocarbures (Sch), au niveau de Mwali, cette capacité de stockage pourrait assurer jusqu’à six mois d’approvisionnement des produits d’hydrocarbures. «Nous avons actuellement un total de 650 mètres cube de stockage des énergies fossiles. C’est insuffisant puisque le besoin en énergie se fait sentir dans l’île. Lorsque le dépôt de Hoani sera opérationnel, on pourra faire jusqu’à six mois sans connaître une rupture de carburant à Mwali. Cette initiative permettra aussi de protéger la population contre les spéculations de carburant pendant les périodes de pénuries», a réagi Afretane Yssoufa. Selon un technicien de la direction générale de la Sch, à l’issue de cette rencontre, des études bathymétriques maritimes et un plan de navigation de la zone seront lancés pour connaître l’emplacement exact où les pétroliers seront accostés pour décharger le carburant. Non seulement ça, mais aussi comment mettre au profit le mini-port de Hoani construit par l’entreprise Arab Contractor dans le cadre des transports des enrochements de Hoani vers Bwangoma. Profitant de cette visite, le notable Madi Laguera de Hoani a sollicité auprès du ministre premier une compensation pour les terrains cédés à l’État dans le cadre de la réalisation du projet, afin de permettre aux propriétaires d’acquérir d’autres parcelles. «Le gouvernement a pris les terrains de plusieurs personnes pour la construction de ce dépôt d’hydrocarbures. Jusqu’à maintenant, on n’a pas été indemnisés. Nous sollicitons une compensation afin qu’on puisse chercher d’autres espaces pour construire», a-t-il réclamé. À Hoani, comme dans l’île tout entière, les habitants attendent avec impatience que ces assurances se traduisent par une reprise effective du chantier et, surtout, par sa mise en service.
المصدر: الوطن