Trump lie les violences en France à l’immigration et appelle Paris à fermer ses frontières
Le Président américain Donald Trump a établi lundi un lien entre les violences en France et la politique migratoire du pays, appelant les autorités françaises à fermer immédiatement les frontières. « Les migrants ont pris le contrôle de la France. Ils doivent fermer les frontières, vite », a écrit Donald Trump sur son réseau social Truth Social. S’exprimant plus tard lundi devant des journalistes à la Maison Blanche, il a affirmé avoir dit au président français Emmanuel Macron qu’il commettait « une grave erreur » en matière d’immigration. « Vous laissez entrer tout le monde, de partout dans le monde. Le monde entier entrait et, comme vous le savez, Paris va devenir une ville musulmane très bientôt, et ce n’était pas ce qui était prévu », a déclaré Donald Trump. « J’ai dit à Emmanuel : vous devriez fermer vos frontières », a-t-il poursuivi. « Nous avons fermé nos frontières. Lui ne l’a pas fait. Et vous savez quoi ? Ses frontières posent problème. » Ces déclarations font suite à des propos tenus dimanche, dans lesquels le président américain avait affirmé que l’immigration avait « dévasté ce pays autrefois formidable », exhortant Paris à reprendre le contrôle « avant qu’il ne soit trop tard ». Les manifestations en France ont commencé le mois dernier par une mobilisation d’élèves contre le manque d’enseignants et le financement insuffisant des établissements scolaires, avant de s’étendre à des grèves syndicales nationales contre l’inflation et la vie chère. Les violences se sont intensifiées durant le week-end, plusieurs bâtiments ayant été incendiés, dont l’hôtel de ville historique de Limoges. Près de 1 000 membres des forces de l’ordre ont été blessés, selon le ministère de l’Intérieur. Plus de 2 330 personnes ont été placées en garde à vue en France durant le week-end, a indiqué lundi le ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Dans une allocution dimanche soir, Emmanuel Macron a condamné ce qu’il a qualifié de « violence débridée », imputée à des « éléments insurrectionnels issus de groupes de la gauche radicale, rejoints par de nombreux délinquants ». Il a distingué les auteurs de ces violences des manifestants portant des revendications légitimes. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a indiqué lundi avoir demandé aux préfets d’instaurer des couvre-feux limités et localisés pour prévenir de nouvelles émeutes et de nouveaux pillages.
المصدر: الشروق