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Mwali : le lycée de Fomboni sensibilise les élèves à la préservation de la biosphère

Mwali : le lycée de Fomboni sensibilise les élèves à la préservation de la biosphère

À l’occasion de la Journée internationale des réserves de biosphère, célébrée chaque année le 3 novembre, le lycée de Fomboni s’est mobilisé, ce mardi 3 novembre, à travers une campagne scolaire visant à promouvoir le statut de réserve de biosphère mondiale de l’Unesco (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) dont bénéficie l’île de Mwali. Placée sous le thème «Mwali, île de biosphère, le monde scolaire s’engage», cette initiative entend valoriser la relation entre l’homme et la nature et encourager les solutions de développement durable. Elle a réuni des élèves et des acteurs du monde éducatif autour des enjeux de la préservation de l’environnement.«On est là pour renforcer la participation du monde scolaire à la protection de la biodiversité et des ressources naturelles de l’île, puisque la jeunesse d’aujourd’hui peut devenir actrice de la préservation de son environnement», a expliqué Mohamed Mindhiri, alias Tsira, gestionnaire de la réserve de biosphère à Mwali. Classée réserve de biosphère mondiale par l’Unesco le 3 novembre 2020, l’île de Mwali dispose d’un patrimoine écologique dont la conservation constitue un enjeu majeur pour les générations présentes et futures. «Cette distinction représente la reconnaissance par la communauté internationale de la place unique de Mwali et des Comores au sein de la planète. Elle reconnaît et encourage l’engagement et les efforts du peuple comorien et de son gouvernement pour la préservation des écosystèmes côtiers et marins de l’île de Mohéli», a-t-il déclaré devant les lycéens. Depuis cette reconnaissance internationale, plusieurs actions ont été engagées pour poser les bases de la protection de ce patrimoine et renforcer la participation des communautés locales à sa préservation. Malgré ces efforts, les menaces qui pèsent sur l’environnement restent importantes. Selon les données du parc national de Mwali (Pnm), plus de 70 % de la superficie forestière de l’île a disparu. En 1950, Mwali comptait environ 5 000 hectares de couverture végétale et 36 cours d’eau. Aujourd’hui, il ne resterait que moins de 1 000 hectares de végétation et neuf rivières. Certaines d’entre elles ne réapparaissent qu’au cours des périodes de fortes pluies. La dégradation touche également le milieu marin. Toujours selon le Pnm, il est devenu rare pour les pêcheurs de capturer des poissons coralliens pesant trois kilos ou plus sans s’éloigner vers les zones où les eaux sont profondes. Une situation qui témoigne, selon les acteurs de la conservation, de la pression exercée sur les ressources marines.

المصدر: الوطن