شبكة سلامتك الاخبارية أخبار عربية من مصادرها
…

Programme d’accélération de l’intégration économique (Paie) I Une approche en faveur de «l’integration économique et la compétitivité des entreprises comoriennes»

Programme d’accélération de l’intégration économique (Paie) I Une approche en faveur de «l’integration économique et la compétitivité des entreprises comoriennes»

Le ministre de l’Économie, Moustoifa Hassane Mohamed, a présidé, mardi 13 octobre, la première réunion du comité de pilotage du Programme d’accélération de l’intégration économique des Comores (Paie). La rencontre a réuni plusieurs hauts cadres de l’administration publique, le chargé d’affaires de l’Union européenne, Pavlos Evangelidis, les représentants des partenaires techniques et financiers, de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi), de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), de l’Union des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture (Uccia), ainsi que des acteurs du secteur privé. Renforcer les capacités productives du pays Dans le discours d’ouverture, le ministre de l’Économie a rappelé que l’intégration économique constitue un choix stratégiques pour l’Union des Comores. Selon lui, la participation du pays à la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et les perspectives offertes par les accords commerciaux avec l’Union européenne représentent de nouvelles opportunités pour les entreprises comoriennes. Il a toutefois souligné que cette ouverture commerciale doit se traduire par des résultats concrets, notamment en matière de production locale, d’investissement et de création d’emplois. “L’ouverture commerciale ne saurait constituer une fin en soi : elle doit devenir un levier de production, de compétitivité, d’investissement et de création d’emplois”, a-t-il déclaré. À travers le Paie, le gouvernement entend ainsi renforcer les capacités productives du pays, soutenir la transformation locale et faciliter l’accès des entreprises comoriennes aux marchés régionaux et internationaux. Une attention particulière devra également être accordée aux femmes, aux jeunes et au développement d’une croissance durable et inclusive. Pour Moustoifa Hassane Mohamed, cette première réunion ne doit pas se limiter à un simple exercice de suivi administratif. Elle doit permettre aux différents partenaires de mieux coordonner leurs interventions, d’identifier les difficultés rencontrées et de proposer des solutions adaptées. Le ministre a notamment insisté sur la nécessité de définir clairement les responsabilités de chaque acteur, de fixer des échéances réalistes et de disposer d’indicateurs permettant de mesurer les résultats obtenus. “Le gouvernement attend de ce programme des résultats tangibles, et non des engagements sans lendemain”, a-t-il insisté, avant d’appeler à une mobilisation collective de l’État, du secteur privé, des chambres consulaires et des partenaires techniques et financiers. De son côté, le chargé d’affaires de l’Union européenne, Pavlos Evangelidis, a qualifié cette première réunion de moment fondateur pour la mise en œuvre du programme. Selon lui, le Comité de pilotage doit constituer un véritable espace de décision, de dialogue et de coordination entre les différents intervenants. Il a particulièrement insisté sur la transparence dans le partage des informations, y compris lorsqu’il s’agit de signaler des retards ou des difficultés. L’objectif est de permettre aux partenaires d’intervenir rapidement et d’éviter que certains obstacles ne compromettent les résultats attendus. Le représentant de l’Union européenne est également revenu sur la clôture du programme Apile, intervenue la veille de cette réunion. Il a rappelé que ce dernier avait permis d’accompagner 70 entreprises, avec des résultats en matière de certification sur le marché national et quelques exportations ciblées. «Toutefois, plusieurs défis persistent, notamment une production encore insuffisante face à la demande, les difficultés d’accès au financement et un cadre réglementaire qui reste à améliorer», a-t-il insisté. Pour Pavlos Evangelidis, le Paie doit s’appuyer sur les acquis du précédent programme, tout en tirant les enseignements des difficultés rencontrées. Il a notamment appelé à veiller à ce que les bénéficiaires d’Apile ne se retrouvent pas sans accompagnement durant cette période de transition. «Le Paie ne doit pas être un Apile prolongé», a-t-il fait savoir. Il a également invité les différents partenaires à présenter des actions concrètes pour les prochains mois, en précisant les responsabilités, les calendriers et les éventuels obstacles à leur mise en œuvre. Au cours des travaux, les représentants de l’Onudi, de la Cnuced et de l’Uccia ont présenté leurs feuilles de route respectives ainsi que l’état d’avancement des activités du programme. Ces présentations ont permis des échanges entre les participants, notamment sur les priorités à retenir, la coordination des interventions et les actions à engager pour assurer la réussite du Paie.

المصدر: الوطن