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Cour d’assisses I Quinze ans de réclusion criminelle pour Hadji Djambae

Cour d’assisses I Quinze ans de réclusion criminelle pour Hadji Djambae

La Cour d’assises a jugé, jeudi 15 octobre, une affaire de tentative d’agression sexuelle sur une mineure de 10 ans, survenue le 21 décembre 2025 à Moidzazambwani. Les faits remontent à une soirée de projection d’un match de football opposant les Comores au Maroc. Présente avec ses deux enfants, la mère de la victime avait demandé à sa fille d’aller chercher une chaise, accompagnée de Hadji Djambae. Ne voyant pas sa fille revenir, la mère s’était rendue au domicile du suspect, où elle avait découvert une situation inquiétante. Elle avait alors porté plainte contre ce dernier, le 23 décembre. Lors de l’audience, tenue en présence des deux parties et de leurs familles, Hadji Djambae a nié les accusations portées contre lui. Pourtant, selon les éléments présentés devant la Cour, certaines de ses déclarations faites en 2025 contredisent sa version actuelle des faits. Dans sa plaidoirie, l’avocat de la victime a insisté sur la gravité de l’affaire et demandé une application stricte de la loi. «Nous ne voulons rien comprendre, nous souhaitons une application stricte de la loi», a-t-il déclaré, tout en renonçant aux demandes d’intérêts civils. De son côté, la défense a contesté certains éléments de l’accusation, notamment les circonstances dans lesquelles les faits auraient été interrompus. À l’issue des débats, la Cour a reconnu Hadji Djambae coupable des faits qui lui étaient reprochés. Il a été condamné à quinze ans de réclusion criminelle et à une amende de deux millions de francs comoriens. À la sortie de l’audience, Halifa Ali Elhad, avocat de la défense, a réagi au verdict. Il a rappelé que son client était incarcéré depuis le 24 décembre 2025 et que son procès, initialement prévu mercredi 14 octobre, avait été reporté au lendemain. “Notre client a écopé d’une peine de quinze ans de réclusion criminelle et d’une amende de deux millions. Ce n’est pas une petite sanction», a-t-il déclaré. L’avocat a expliqué avoir présenté les arguments qu’il jugeait nécessaires pour défendre son client, tout en reconnaissant que la Cour en avait décidé autrement. “Nous n’allons pas dire que la décision n’est pas juste. Même si nous ne sommes pas satisfaits, même si nous ne nous y attendions pas, c’est la justice et nous, nous devons de l’accepter”, a-t-il conclu. La mère de la victime et la victime sont ressorties de l’audience avec le sentiment que justice a été rendue.

المصدر: الوطن