شبكة سلامتك الاخبارية أخبار عربية من مصادرها
…

Résilience côtière I Le projet Recos appelle à pérenniser les acquis à Ndzuani

Résilience côtière I Le projet Recos appelle à pérenniser les acquis à Ndzuani

Le palais Dar Nadjah a accueilli jeudi l’atelier de restitution finale du projet Renforcer la résilience des écosystèmes côtiers du sud-ouest de l’Océan indien (Recos). La rencontre s’est déroulée en présence du gouverneur de Ndzuani, Dr Zaidou Youssouf, et du ministre de l’Environnement, Abubakar Ben Mahmoud. Le projet mise en œuvre par la Coi, bénéficie du cofinancement de l’Afd, et du Fonds français pour l’environnement mondial. À Ndzuani, le projet Recos a soutenu des actions de gestion intégrée des zones côtières à Domoni-Bambao et de restauration écologique à Wani. Le projet Rcoip (Renforcement de la résilience côtière de Ouani par l’ingénierie écologique et la participation communautaire) est porté par le Centre universitaire de Patsy (Cup), en partenariat avec l’association Gestion durable du parc mangrove de Mrombwé (Gdpmm). De son côté, l’Ong 2Mains met en œuvre le projet «Amélioration de la résilience des populations du territoire de Domoni par la rédaction et la mise en œuvre d’un plan d’actions de gestion intégrée des zones côtières sur trois zones pilotes». Elle travaille en collaboration avec l’association Protection du littoral d’Anjouan (Pla) et la mairie de Domoni. A l’occasion, le gouverneur de Ndzuani, Dr Zaidou Youssouf, a salué le travail accompli sur le terrain par les deux projets. «Je tiens à saluer avec fierté le travail magnifique accompli sur le terrain dans le cadre du projet Recos. D’une part, l’amélioration de la résilience des populations de Domoni-Bambao s’est concrétisée par la rédaction et la mise en œuvre d’un plan d’actions de gestion intégrée des zones côtières. Ce plan intervient sur trois zones pilotes, la baie de Chikirini, la rivière et la plage de Papani, ainsi que la rivière de Bambao», a-t-il déclaré. Le gouverneur a mis en avant le rôle des politiques nationales et la mobilisation des partenaires. «Nous tenons à saluer l’action centrale du ministre de l’Environnement. Grâce à sa coordination stratégique et à son appui constant, les politiques nationales trouvent une résonance concrète dans nos communes territoriales. Notre reconnaissance s’adresse au ministre des Affaires étrangères. À travers sa diplomatie active et son engagement de chaque instant, notre diplomatie a su porter notre voix bien au-delà de nos frontières. C’est grâce à ce travail de plaidoyer incessant auprès de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux que des projets d’envergure comme Recos trouvent leur ancrage chez nous», a-t-il souligné. Pour sa part, l’officier permanent de liaison des Comores auprès de la Coi, l’ambassadrice Fatima Alfeine, a rappelé les enjeux de la protection du littoral pour les territoires insulaires. «Nos territoires insulaires sont particulièrement exposés aux effets des changements climatiques, à l’érosion côtière et à la dégradation des écosystèmes. Pour les Comores, la protection du littoral constitue un enjeu majeur pour la préservation de notre patrimoine naturel et la sauvegarde des moyens de subsistance de nos populations. Il est donc nécessaire de mobiliser les communautés locales pour apporter des réponses adaptées aux réalités du terrain», a-t-elle déclaré.Pour l’ambassadrice, il faut pérenniser les acquis du projet après sa clôture. «La réussite d’un projet ne se mesure pas seulement à son achèvement, mais aussi à sa capacité à produire des effets durables au-delà de la période de financement. Les enseignements tirés de ces expériences peuvent alimenter la réflexion nationale et régionale sur la résilience côtière, grâce notamment au cadre de coopération offert par la Coi. Notre ambition doit faire en sorte que ces projets pilotes ne demeurent pas des initiatives isolées, mais deviennent des expériences de référence dont les acquis pourront inspirer de nouvelles actions au bénéfice de nos populations», a-t-elle souligné. De son côté, le chargé de mission de la Coi, Anfani Msoili, a présenté les résultats obtenus dans les deux zones d’intervention. «À Domoni, l’une des réalisations majeures réside dans la mise en place effective du comité de surveillance de la gestion intégrée des zones côtières. De plus, un accord local de gestion participative du littoral a été signé en février 2026 au niveau de Bambao. Cet outil essentiel garantit un engagement fort des communautés pour la préservation du littoral. À Wani, les actions de restauration écologique ont permis la plantation de 30 000 plants d’espèces de mangroves indigènes sur une superficie de plus de 2,75 hectares. Ces interventions sont accompagnées d’un suivi écologique, d’opérations d’entretien et de mécanismes de surveillance participative mobilisant des volontaires locaux», a-t-il indiqué. Le secrétaire général de l’association Gdpmm, Abdouroihamane Mahamoud Bacar, a lui aussi appelé à poursuivre les initiatives au-delà de la clôture du projet. «Au-delà des activités réalisées, les acquis du projet doivent surtout être appréciés à travers les compétences développées, les expériences partagées, les partenariats construits et les perspectives ouvertes pour l’avenir. La clôture du projet ne signifie pas la fin de notre engagement. Elle marque plutôt une nouvelle étape, celle de la consolidation des acquis, de la poursuite des initiatives engagées et de la recherche de solutions pour assurer leur pérennité. Il nous appartient désormais de préserver les résultats obtenus, de renforcer les mécanismes de collaboration et de veiller à ce que les bénéficiaires puissent continuer à tirer profit des acquis du projet», a-t-il affirmé. Pour le responsable de l’association, la poursuite des actions repose notamment sur la capitalisation des résultats. «J’adresse mes encouragements à toutes celles et ceux qui continueront à faire vivre les initiatives engagées dans le cadre du projet. Je voudrais vous rappeler que la réussite d’un projet ne se mesure pas uniquement aux activités réalisées pendant sa durée, mais aussi à sa capacité à produire des changements durables après la clôture. Gardons donc à l’esprit trois priorités : capitaliser les acquis, poursuivre les actions engagées et renforcer les partenariats», a-t-il conclu.

المصدر: الوطن